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Le roman met en scène Mathilde, une prof d’histoire-géo mariée à Julien et mère d’une adolescente nommée Lola. Juive et parisienne, elle ressent intimement les chocs de l’histoire des vingt dernières années, particulièrement la quarantaine du Covid, qui lui ôte le sens du toucher, les attentats qui ont ensanglanté la capitale, et la remontée de l’antisémitisme. Sa grande consolation est d’écouter Léonard Cohen, et de visionner ses videos. La mort du chanteur canadien en novembre 2016 à quelques jours de l’élection de Donald Trump vient amplifier sa nostalgie et son mal-être. Un autre deuil vient s’y ajouter : celui de son grand-père dont on découvre quelques pages très poétiques et plus ou moins autobiographiques. Perturbée par ces événements, elle décide de faire un “break”. Et part plutôt à l’aveuglette…

 

La voilà venue se ressourcer en Israël. « Quand il a été établi qu’il n’y avait pas de Dieu, j’ai voulu arpenter le temps et croire en l’Histoire.» Elle y retrouvera au moins le toucher. Mais c’est un voyage non préparé. Il s’ensuit une sorte de mini road-trip dans un pays qu’elle n’a pas vu depuis sa petite enfance et sur lequel elle a surtout des images faussées. Elle retrouve un lointain cousin, troque sa valise contre un sac à dos, loue une voiture, achète des cerises à un paysan d’un kibboutz, s’égare sur le plateau du Golan, puis tombe en panne en chemin vers la mer Morte. À Jérusalem enfin, elle rejoint une punk rencontrée dans l’avion, et une femme metteur en scène qui l’invite à une pièce de théâtre controversée sur Titus et Bérénice. Elle y assiste depuis les coulisses. Héroïque, elle stoppe l’agresseur qui voulait tuer Bérénice et se retrouve à l’hôpital, blessée à la poitrine. Son mari et sa fille savent seulement à ce moment où Mathilde était partie !

 

Tout cela est plutôt sympathique, parfois peu crédible (comme la nuit passée dans la carcasse d’un char sur le plateau du Golan à deux pas de la frontière syrienne), et finalement assez décevant. Mais la traductrice d’Aharon Appelfeld a écrit bien d’autres livres…

 

Valérie Zenatti : Qui-vive. – Éditions de l’Olivier, 2024, 168 pages.

 

Lu dans le cadre du challenge “Gravillons” de La Petite Liste de Sibylline

 

Tag(s) : #LITTERATURE FRANÇAISE
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