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Prix Nobel de littérature en 1926, la romancière Grazia Deledda est relativement oubliée aujourd’hui, sauf des éditions Cambourakis qui en ont publié sept titres dans leur collection de poche, dont Marianna.

 

L’action se passe près de Nuoro, pays natal de l’auteure, dans la montagne sarde où les bandits sont presque aussi nombreux que les bergers, non loin d’Orgosolo, ce village dont le nom est resté synonyme d’hostilité aux carabiniers et aux gens du continent — les amateurs de cinéma italien me comprendront.

 

Devenue riche propriétaire après la mort de son oncle chanoine chez qui elle a servi des années durant, Marianna Sirca est encore célibataire à environ trente ans. Son nouveau statut fait d’elle une héritière de choix, ainsi que le pense son cousin Sebastiano. Or Marianna n’aime pas cet homme. À la faveur d’un séjour estival dans sa tanca en pleine montagne, elle retrouve le jeune Simone Sole qui a jadis été domestique chez les Sirca ; les deux jeunes gens avaient éprouvé de la sympathie l’un pour l’autre. Maintenant qu’elle est libre, c’est lui qu’elle veut épouser. Mais tout n’est pas si simple dans la “barbagia” où la tradition oblige Simone à offrir un cochon de lait à sa fiancée pour Noël (le “porceddu” cuit à la broche). En fait ce sera un marcassin qu’il aura tué dans la montagne où il se cache dans une grotte en compagnie d’un autre bandit d’honneur.

 

Ce qui est plus compliqué c’est de trouver un prêtre pour les unir. Et là, le temps passe créant du suspense… Les deux amoureux ne se voient plus car la maison de Marianna est surveillée et que Simone est recherché par les carabiniers. Son ami Bantine Fera l’attire plutôt vers des coups de main et se moque de sa passion pour une femme. Et puis Marianna voudrait que la justice blanchisse son amoureux. Dans ces conditions les choses se compliquent et ils finissent par douter : on s’achemine vers une rupture. Mais le cousin Sebastiano, qui ignore ce détail, n’en a pas moins juré d’empêcher ce mariage qu’il juge déshonorant pour la famille Sirca. Le drame est imminent… Et pour accentuer l’ambiance romantique, beaucoup de scènes se passent de nuit et sous la lune !

 

Grazia Deledda : Marianna. - Traduit de l’italien par Adolphe V. Thomas. Éditions Cambourakis, 2024, 241 pages.

 

 

Tag(s) : #LITTERATURE ITALIENNE, #SARDAIGNE
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