Pour un monde commun
Toutes les cultures échangent et se mêlent depuis des siècles. Ainsi chacune évolue et sans cesse se transforme. Ce métissage des cultures devrait inciter les Occidentaux à s'ouvrir dès à présent à la culture du métissage. Car, qu'il le veuille ou non, tout Occidental aujourd'hui devient métis.
Il faut en finir avec la connotation dépréciative de l'altérité, avec les réactions de méfiance et de rejet. Car l' "Autre" demeure notre semblable : nous relevons de la même espèce humaine universelle. Et il est aussi différent : Asiatique, Arabe, Africain, il a sa manière de penser, sa vision du monde. L'écart entre les siennes et les nôtres révèle ce que nous avons en commun : la capacité de raisonnement, d'abstraction et de concept, mais selon des démarches cognitives diverses, résultant en particulier de langues d'origine aux structures différentes.
Ainsi réfléchir sur autrui amène à réfléchir sur soi, à ne pas croire universels nos valeurs et nos modes de pensée. L'Occident ne détient aucune vérité externalisable, il ne peut prétendre imposer à quelque société que ce soit son régime démocratique, ses lois ou ses droits de l'homme.
On ne peut œuvrer à un monde commun qu'en transformant nos mentalités occidentales, en nous intéressant à autrui tel qu'en lui même, en tentant, avec Albert Camus, de (le) «comprendre sans (le) juger.»
Kate