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Passages de Paris : passage Choiseul, galerie Colbert, galerie Vivienne, passage des Panoramas, galerie Jouffroy, passage Verdeau…

C'est une plongée dans le temps, un univers parallèle qui ne connaît ni les macdo, ni les boutiques du grand luxe de la Madeleine où le prix des choses semble gratifié d'un zéro de trop.


C'est pour une part un monde du patrimoine et de l'occasion, de livres soldés, de vieux jouets en bois, de vieilles cartes postales, d'entrées de vieux théâtres …

C'est aussi un monde de gâteries qu'il faut cacher de la lumière des boulevards pour les réserver aux happy few, sucreries et saveurs, d'ici et d'ailleurs.

Feuilletez l'album : Quelques photos glanées en passant juste avec un iPhone un soir de novembre…


• Les passages parisiens offrent au piéton d'aujourd'hui une immersion hors temps : leur charme insolite le plonge dans la ville pré-hausmanienne. Inventés à la fin du 18° siècle, – 1799 pour les passages du Caire et des Panoramas –, ils furent révolutionnaires sous la Restauration car ils offraient une autre conception de la ville.

Dans le Paris médiéval, les étals des artisans encombraient les rues étroites et sans trottoirs ; le chaland, risquant bousculades et accidents, n'y prenait guère plaisir. En revanche, le passage couvert, vitré, chauffé et éclairé au gaz le protégeait de l'insécurité de la rue. C'est au début du 19° que la nouvelle bourgeoisie commerçante a fait édifier la plupart de ces passages pour une clientèle riche et dépensière : il importait de s'y montrer, d'afficher sa réussite et d'y être vu. Avec leur architecture de verre et de fer, leurs boutiques de "nouveautés", les passages préfiguraient les grands magasins ; ils abritaient également des cafés, des bains publics – passage Vivienne ; on s'y retrouvait après les représentations théâtrales : l'entrée des artistes du Théâtre des Variétés s'ouvre toujours sur le passage des Panoramas.

Mais les grandes artères d'Hausmann ont fait tomber en désuétude les passages parisiens ; et dès 1850 les grands magasins ont happé leur clientèle : entre le Balzac de « César Birotteau » et le Zola du « Bonheur des dames»,les passages avaient vécu... En y flânant aujourd'hui, le piéton les ramène à la vie.



Pour en savoir plus sur ces Passages parisiens on peut consulter : "Passages couverts parisiens" de Jean-Claude Delorme et Anne-Marie Dubois, photographies de Martine Mouchy. Editions Parigramme, 2009, 190 pages.



Tag(s) : #HISTOIRE 1789-1900