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Directrice de recherche à l'INED, Michèle Tribalat part en guerre contre l'INSEE, la CNIL, le HCI, le PNUD et le pouvoir politique français qui imposent à l'opinion publique la nouvelle idéologie à la mode : "le bon peuple" – selon ses termes souvent ironiques, voire choquants –, doit croire à la "bonne fée" Immigration. On l'accompagne au lieu de la réglementer car elle serait inéluctable et bénéfique, à long terme, autant pour les Français (et tous les Occidentaux) que pour les migrants et leurs pays d'origine.

Mensonge que cet à priori idéologique progressiste! On nous maintient "les yeux grands
Tribalat.jpgfermés". Le pouvoir politique français et les medias nous cachent des enquêtes et des chiffres connus aux États-Unis, en Grande Bretagne, dans les pays d'Europe du nord ; ils se sont bien gardés de divulguer le contenu du rapport de G. Saint Paul rendu en mai 2009 : car toutes ces sources révèlent que la France, comme les autres pays occidentaux, n'a rien à attendre d'immigrés trop nombreux et incompétents.

Tout allait bien tant que les migrants venaient en France seuls, pour travailler. Mais depuis la politique de regroupement familial on accueille de nouveaux migrants improductifs sur le marché du travail. Il faut freiner ce flux  migratoire familial, ce qui
 éviterait les concentrations ethniques dans les grandes villes d'Ile-de-France et du grand Ouest principalement. Pour l'auteur, arrêtons de parler de mixité sociale : les natifs évitent ces zones de ségrégation ethnique et sociale ; tous pratiquent "l'entre soi", bien compréhensible, selon Michèle Tribalat, pour qui le racisme est un réflexe naturel des Français comme des immigrés : les sondages de la Commission des Droits de l'Homme sur nos "mauvaises pensées" racistes? que de l'hypocrisie! – de surcroît, ce trop grand nombre d'immigrés aggrave l'engorgement de nos villes, les difficultés d'équipement et de transports!


L'immigration a peu d'effets sur les finances publiques et l'économie ; et des effets négatifs sur les salaires moyens et l'emploi. Si la minorité d'immigrés bien intégrés et hautement qualifiés a un bon taux d'emploi, la majorité des immigrés sans qualification a un taux d'emploi inférieur a celui des Français, ce qui entraîne la stagnation des salaires de "nos" travailleurs peu qualifiés : ceux-ci sont pénalisés, de plus, par le fait que beaucoup de migrants très qualifiés acceptent un déclassement à l'embauche. Enfin, les enquêtes cachées révèlent que cette immigration massive et peu qualifiée accroîtra les inégalités de revenus et nuira à notre protection sociale.

N'allons pas croire non plus qu'elle compensera le vieillissement des populations européennes : les femmes immigrées n'ont pas davantage d'enfants que les natives... et la France n'est pas concernée puisqu'elle a le meilleur taux de natalité européen! On peut très bien se passer du flot migratoire : il suffit d'améliorer le taux d'emploi en France, de maintenir les seniors au travail et d'aider les jeunes à y accéder. À lire Michèle Tribalat, c'est magique!


Cette utopie progressiste transnationale entretenue en France par la rétention d'informations c'est un "totalitarisme doux" qui, pour l'auteur, signe la fin de la démocratie. Puisqu'il faut "penser global" et non plus en fonction du seul intérêt national, le pouvoir politique français n'a plus la maîtrise de l'immigration. Or, selon Michèle Tribalat, les natifs et les immigrés bien intégrés n'ont pas à s'adapter à davantage de migrants! Le pouvoir politique fait passer leur accueil avant le bien être et le profit de ses citoyens!

La France ne devrait accepter que peu de travailleurs migrants – très qualifiés et sans leurs familles – et le moins possible de non qualifiés... Et surtout garder ses cerveaux français et les immigrés que nous avons formés : e viva l'hexagone !!!


Il n'y a rien d'humain dans ces pages, seulement la froideur des chiffres, le calcul du seul intérêt national... La recherche démographique assèche-t-elle davantage le coeur que l'économie? (voir l'ouvrage de Ph. Legrain). En tout cas, Mme Tribalat garde ses propres "yeux grands fermés": elle estime que l'on abuse de la discrimination, reste sourde à l'argument humanitaire, n'aime guère les ONG... et dédaigne le métissage dont la France, pourtant, pas plus que les autres pays européens, ne peut se priver.

Michèle TRIBALAT
Les Yeux grands fermés. L'immigration en France

Denoël, avril 2010, 221 pages.

 

 

Tag(s) : #SCIENCES SOCIALES