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1596 - Les Hollandais débarquent à Java
L'odyssée d'un Congolais, du Rwanda en France
Amour et haine au pays des bayous
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Le Canada, d'une rive à l'autre
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L'Algérie, toujours ...
Un héros (russe) de notre temps
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2011
Avec Charles de Foucauld, incognito !
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finissent mal !
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Les secrets d'une
famille somalienne
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La sorcellerie au grand jour
Le Congo et les femmes puissantes…
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L'éducation piégée par l'individualisme
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Jusqu'en Polynésie !
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Avec Laclavetine en Touraine
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Deux précurseurs de Soljénitsyne :
le goulag à la veille du Goulag
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Le général allemand qui
n'a pas osé renverser Hitler
Le fin du fin sur l'historiographie
de la colonisation et des empires
Bordeaux et la traite atlantique
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à la Cité de l'Immigration
Le drame d'Aigues-Mortes, 1893
Au temps de Philippe-Auguste
Des ruines et encore des ruines
• Histoires de tableaux
À table les mangeurs !
Dedans et Dehors
Michel Onfray s'attendait « aux critiques, aux attaques »... car « on ne déchire pas le voile des illusions sans encourir la colère des dévots…» Elles sont venues, nombreuses et virulentes... Pourtant, ses détracteurs peineront à contre-argumenter! Car l'auteur fonde sa démonstration sur les dix mille pages de textes de Freud et les nombreuses correspondances que les adeptes et la famille n'ont pas fait disparaître... Quel psychanalyste partage avec Onfray le mérite d'avoir lu tout Freud? — L'auteur n'invente rien, il débusque les contradictions entre la vie et l'œuvre du fameux "médecin" viennois, et entre ses propres textes également. Onfray déboulonne l'idole Freud qui ne fut pas un scientifique mais un philosophe, bien qu'il s'en soit toujours défendu ; qui fut surtout, avant tout, un homme profondément malade psychiquement. Onfray démystifie la psychanalyse. Freudienne ou non, ce n'est pas une science : elle ne se fonde sur aucune expérimentation vérifiant des hypothèses, sur aucun test clinique ; elle ne produit aucune preuve qu'elle ait jamais guéri quiconque. Freud le gourou, Sigmund le sorcier, affirmait réelles, en les projetant en autrui, ses propres obsessions : elles avaient donc valeur de vérité universelle! — La psychanalyse reste un placebo, une illusion, variante de la méthode Coué : semblable aux religions, elle ne guérit que ceux qui y croient.
Malade psychique, Freud l'était, comme en attestent son histoire
personnelle et son
environnement familial. Enfant, voyant sa mère nue dans un train de nuit, il l'a désirée :
il a plus tard baptisé cet émoi "complexe d'Œdipe" et l'a déclaré universel et archaïque, par simple généralisation infondée de son trouble à tous les "malades"... Freud a ainsi toujours réduit les diverses symptômes psychopathologiques à un refoulement
systématiquement libidinal! — Des relations incestueuses avec sa belle-sœur et sa fille Anna, homosexuelles avec son ami Fliess...; tout chez Freud ramène à sa sexualité. — Quant à l'inconscient,
il ne l'a nullement découvert mais a tiré cette notion – très floue et indémontrable – de ses lectures de Nietzsche et de Schopenhauer... A posteriori, pour justifier ses affirmations
arbitraires, Freud a échaffaudé des théories. La psychanalyse relève de l'autobiographie du psychanalyste et ne peut consoler, peut-être, que lui-même.
Freud n'entend pas la souffrance somatique : seul l'esprit du malade l'intéresse : sa libre parole sur le divan, l'écoute silencieuse du thérapeute (quand il ne s'endort pas comme Freud...) l'amèneraient à la conscientisation d'un traumatisme refoulé : dès lors, mécaniquement, tous ses troubles disparaitraient! — Au vu de la disparité d'interprétations d'un même symptôme selon les différents psychanalystes, il est évident que la psychanalyse n'a rien d'une science, mais tout d'une croyance en un espoir de bonheur.
Pourtant cette affabulation freudienne a connu le succès : elle accordait enfin une place au sexe tant refoulé par le christianisme ; elle était en phase avec ce début de 20° siècle, nihiliste, fracassé par la guerre. Car la psychanalyse jette un regard pessimiste sur l'homme en qui la pulsion de mort – la cruauté – reste indépassable ; et comme les grands idéaux politiques ont disparu, tout pousse au repli sur soi, sur le divan, pour « mieux vivre un monde impossible à changer »: la psychanalyse, comme la religion, soulage en faisant oublier la réalité.
Onfray ne méprise pas la psychanalyse ; il la remet à sa juste place dans la perspective historique et la quête de vérité. Même si l'interprétation psychanalytique pessimiste de l'humain se situe aux antipodes de son optimisme hédoniste, Michel Onfray ne porte pas de jugement de valeur. Comme Derrida, il considère que la psychanalyse a été une entreprise nécessaire « pour rompre avec la psychologie »; mais désormais ses « concepts, outils rhétoriques bricolés contre une philosophie de la conscience (...) on n'en parle déjà presque plus plus.» (cf. la dernière page de la généreuse bibliographie commentée de l'ouvrage).
Michel ONFRAY
Le crépuscule d'une idole
L'affabulation freudienne
Grasset, 2010, 612 pages.
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