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La couverture du livre est saisissante : Cioran, Eliade et Ionesco — qui se connaissent depuis 1928 — sont réunis sur une photographie prise à Paris en 1977. Quoi de commun entre l'auteur du "Précis Alexandra-Laignel.jpegde décomposition", l'auteur du "Mythe de l'éternel retour" et l'auteur du "Rhinocéros" ? Pour l'historienne et philosophe Alexandra Laignel-Lavastine, c'est toute leur attitude face au fascisme qui mérite d'être décortiquée. Sa thèse est que le soutien et la participation d'Emil Cioran et de Mircea Eliade au mouvement fasciste la Garde de Fer n'est pas une simple erreur de jeunesse mais l'expression de leur véritable pensée. Pour cela, elle examine les origines de ses trois personnages et scrute leur place dans la vie intellectuelle et politique de la Grande Roumanie entre 1920 et 1940, puis leur rôle méconnu dans la diplomatie roumaine. Elle montre leurs désaccords politiques puisque Ionesco était de gauche au contraire de Cioran et Eliade supporters du fascisme. Cioran, et Eliade plus encore, ont cherché à minimiser voire à gommer les traces du fascisme de leur existence d'avant 1945. Ensuite, à partir du moment où le rideau de fer coupa l'Europe en deux, ils purent croire que leur passé fasciste serait oublié à Paris comme dans tout l'Occident, que la connaissance de ce passé ne serait pas accessible avant des lustres, car personne ne serait autorisé à fouiner dans les archives d'une Roumanie désormais communiste et donc qu'ils pourraient avantageusement cacher ou retoucher leur histoire. Quant à Ionesco, après avoir été envoyé à Vichy par le régime d'Antonescu, il aurait pu dévoiler après 1945 ce qu'il savait des deux compères. Mais après 1945 l'anticommunisme les rapprochera tous les trois, de longues années durant, avec peut-être une certaine nostalgie de la patrie commune. Or leurs secrets peu à peu s'éventeront, surtout après la chute de Ceausescu, quand des chercheurs comme Alexandra Laignel-Lavastine étudieront à Budapest la masse considérable de leurs articles et ouvrages non traduits en français. Un bilan surtout accablant pour Mircea Eliade.

 

La Roumanie au temps du fascisme

Au sortir de la Grande Guerre, la Roumanie figure dans le camp des vainqueurs. Les traités de 1920 créent une Grande Roumanie au détriment de ses voisins. La Roumanie s'agrandit de la Transylvanie (minorité hongroise), de la Bessarabie et de la Bukovine, minorité juive largement urbanisée. Le royaume n'est plus « une petite nation » et il devrait être moins difficile d'y atteindre une notoriété internationale comme en rêve Eliade. L'aspiration au renouveau est incarné par la "Jeune Génération" (1927) et le "groupe Critérion" (1932), avant-garde intellectuelle faisant de Bucarest une cité moderne ; nommé ambassadeur de France Paul Morand s'empresse d'y remarquer Cioran.

La crise de 1930 fait capoter l'économie et brise la société ; les Roumains réactivent un antisémitisme déjà très enraciné et les violences contre les Juifs se multiplient. Le Mouvement légionnaire de Codreanu fidèle aux racines orthodoxes se transforme en Garde de fer que la "Jeune Génération" rejoint en masse dans les années 1933-34. Les escadrons de la mort de Codreanu multiplient les assassinats politiques. En instaurant un gouvernement ultranationaliste le roi Carol II  tente de contrer la Garde de fer. Codreanu est arrêté, jugé puis abattu en novembre 1938. Il y a des centaines d'arrestations : Eliade se retrouve en camp de concentration. Coup de théâtre, le maréchal Antonescu destitue le roi et se proclame "Conducator". Ce qui reste du remuant mouvement légionnaire - désormais dirigé par Horia Sima - semble rejoindre le gouvernement. Mais le 21 janvier 1941, Antonescu doit écraser la rébellion de la Garde de Fer  qui s'est déchaînée contre les Juifs avec sauvagerie : plus de 500 légionnaires se réfugièrent en Allemagne avec Horia Sima.

Les gains territoriaux du pays sont annulés en 1940 au profit de la Hongrie et de l'URSS : les Roumains se rangent au côté de l'Allemagne pour attaquer l'URSS et récupérer leurs provinces : en juin 1941 l'extermination des juifs va ainsi s'étendre à ces territoires (re)conquis. La Roumanie s'est dotée d'une première législation antisémite en 1937 avec le gouvernement Goga-Cuza et va s'amplifier en 1941–1944. (Alexandra Laignel-Lavastine a traduit "Cartea neagra", livre noir de la shoah en Roumanie, de l'avocat Matatias Carp décédé en 1953.) Le génocide fait 350 000 morts parmi les juifs de Bessarabie, Bukovine et Ukraine.

Avec le coup d'Etat d'août 1944, la Roumanie renverse de nouveau ses alliances et accueille une armée soviétique en route vers Belgrade. Le gouvernement — coalition de gauche puis communiste— entreprend de faire juger les collaborateurs du régime fasciste, ce qui pourrait signifier des extraditions pour Cioran et Ionesco qui ont été au service de l'ambassade de Roumanie à Vichy et pour Eliade qui a representé son pays à Londres puis à Lisbonne.

 

Les parcours des trois écrivains

Célébrités de la génération Critérion, Cioran, Eliade et Ionesco se sont rencontrés en 1928 à l'Université de Bucarest et sont aussitôt devenus amis.

• Emil Cioran est né en 1911 dans une bourgade de Transylvanie, Rosinari, alors Hermannsadt dans l'empire austro-hongrois. Fin des années 1920, Cioran fait partie de ceux qui voient l'Europe en déclin et son œuvre en témoigne avec "Sur les cimes du désespoir" (1934). Il est déjà très antisémite. Boursier de la fondation Humboldt, il étudie à Berlin en 1933-1935, et tombe en admiration devant Hitler parce qu'il dynamise la jeunesse allemande… Revenu en Roumanie pour le service militaire, il enseigne la philosophie pendant une année scolaire à Brasov, en 1936-1937, suite à quoi il se promet de ne plus travailler comme salarié. Alphonse Dupront, le médiéviste qui dirige l'Institut culturel français, lui attribue une bourse d'études pour à Paris. C'est ainsi que Cioran fait partie de ceux qui assistent à l'arrivée des troupes allemandes sur les Champs-Elysées en juin 1940. De retour à Bucarest à l'automne 1940, Cioran participa-t-il à la rébellion légionnaire du 20 janvier 1941? Cette rébellion fut marquée par de sanglants massacres de juifs et l'incendie de synagogues. Peu après Cioran est envoyé comme conseiller culturel à Vichy grâce à Horia Sima le successeur de Codreanu. En mars 1941 le nouveau diplomate de la Roumanie fasciste d'Antonescu s'installe à Vichy. Dès juin 41 il est remercié, peut-être pour incompétence et il regagne Paris pour écrire "Bréviaire des vaincus". Il écrit encore en roumain, par exemple l'essai "Sur la France" — le pays le plus civilisé selon lui. Dupront le fait bénéficier d'une nouvelle aide et c'est ainsi que Cioran reste à Paris. Quand Benjamin Fondane —l'auteur de "la conscience malheureuse" (1936)— est arrêté le 7 mars 1944, Cioran, avec Paulhan, obtient sa liberté mais Fondane refuse de partir sans sa sœur : il est déporté à Auschwitz. Cioran avait rencontré Fondane à Paris : tous deux étaient disciples de Leon Chestov. Cioran a été naturalisé français en 1938. 

 

• Mircea Eliade est né en 1907 à Bucarest ; dès 1925 il se fait un nom par ses articles en même temps qu'il entre à l'Université. Il s'intéresse à l'Inde et au yoga, aux mythes et à l'histoire religieuse… ainsi qu'à l'Italie fasciste : il a rencontré Evola, Gentile, Papini... Il suit les cours de Nae Ionescu, le prophète des ultranationalistes  et en devient assistant ; il est littéralement envoûté par Nae Ionescu et Codreanu. Comme Cioran, Eliade montre un antisémitisme viscéral lié à un nationalisme exacerbé par la crise. Pourtant, il cultive encore une amitié "paradoxale" avec Mihail Sebastian, juif de Bucarest, qui rédigea un célèbre "Journal (1935-1944)" et "Depuis 2000 ans", roman témoignant de l'antisémitisme roumain. Supporter très actif de la Garde de fer, ayant participé à sa campagne électorale et à la collecte de fonds, Eliade développe l'idée que la race roumaine s'est forgée dès la protohistoire autour des Daces.

En avril 1940, sortant à peine de prison, il obtient un poste à Londres pour le compte du Ministère roumain de la Propagande, grâce à l'appui de l'entourage du Premier ministre roumain — celui-ci sera néanmoins assassiné par les Gardes de fer. Les services secrets anglais considèrent qu'Eliade est un espion — « Le plus nazifié des membres de la Légation » puisque ses amis de la Garde de fer sont au pouvoir à Bucarest.  Il est muet sur le pogrom de Iassy des 29-30 juin 1941(cf. Kaputt de Malaparte). Nommé à Lisbonne, Eliade écrit un essai sur Salazar et son État chrétien totalitaire où l'élément de base est la famille, non le citoyen : bref l'idéal d'Eliade, de Cioran comme de Codreanu. Pendant son séjour au Portugal de 1941 à 1945, Eliade publie aussi des articles de presse sur le génie latin et la race et commence un Journal resté inédit en France ; c'est un document brut, non retouché ultérieurement, qui témoigne de ses engagements fascistes. Il fait un dernier voyage en Roumanie… en plein déroulement de la Shoah ce qui l'émeut moins que Stalingrad, vécu par lui comme une défaite tragique ; la chute du Duce commence à lui faire redouter la défaite de l'Allemagne. Après la Roumanie, Eliade séjourne à Paris à la fin de 1943 et y retrouve Cioran, Morand, Dumézil et Cocteau. Au début de 1944 il entreprend le "Traité d'Histoire des Religions" et "Le Mythe de l'éternel retour" (Payot 1949). Alors que son épouse Nora meurt d'un cancer en novembre 1944, il est destitué suite à la chute du régime Antonescu le 23 août 1944 quand la Roumanie a changé de camp. Alors que tout va mal pour lui, il envisage son lancement sur la scène internationale ; il n'est plus possible d'atteindre la reconnaissance internationale "dans les limites d'une petite culture" en conséquence il ne donne pas suite à la proposition d'un poste d'historien à Bucarest. Ayant obtenu un visa pour la France il débarque du train de Lisbonne le 15 septembre 1945 — ce qui fait que nos trois auteurs sont désormais parisiens. Bientôt Eliade loge à l'hôtel de Suède, rue Vaneau, vivant des acomptes versés par Gallimard et Payot. Encore en 1957 il note « je suis devenu un nomade, un wandering scholar…»

 

Avant de devenir français sous le nom d'Eugène Ionesco, Eugen Ionescu naquit dans l'ouest de la Roumanie, à Slatina, en 1909. Il avait des origines juives par sa mère ce qui aurait pu l'exposer aux violences antisémites de la Garde de fer et de la dictature d'Antonescu. Suite à la séparation de ses parents il passa une partie de son enfance en France et rentra à Bucarest en 1923 pour étudier les lettres. En 1934 il publie  un premier livre retentissant, "Non", qui provoque de la part d'Eliade ce jugement brutal : « nullité intellectuelle et morale ». Ionesco choisit l'allégorie du rhinocéros pour viser les collectivismes et la montée du fascisme. Par Alphonse Dupront il obtient une bourse pour Paris en 1938 : il y découvre Mounier et la revue Esprit puis quitte Paris au printemps 1940 pour Bucarest... Or il est menacé par la  législation antisémite du 5 octobre 1940 ("est juive toute personne née de deux parents ou d'un seul juif, baptisé ou non") et décide de repartir. Désormais il faut une mission officielle pour pouvoir quitter le pays. Il ira réprésenter le régime d'Antonescu à l'étranger ce qui lui fait dire : « Je suis comme un évadé qui s'enfuit avec l'uniforme du gardien.» Cioran éjecté de la Légation roumaine, c'est Ionesco qui obtient donc un poste à Vichy, « dans le marécage » comme il dit, au service d'un gouvernement pro-nazi ! Il s'y occupe de faire traduire en français des auteurs roumains, tel Pavel Dan. Avec un passage à Marseille suite à l'invasion de la zone sud, il est promu conseiller culturel principal et continue de servir l'Etat roumain jusqu'au 1er octobre 1945.

 

Un oubli momentané mais pas sur le long terme

Dès 1945 tous trois font preuve de discrétion sur ce qu'ils ont fait et écrit durant les années précédentes. Cioran prépare comme Eliade sa reconversion de penseur dans le cadre de la culture européenne — et non plus roumaine — et décide de ne plus écrire qu'en français  — à commencer par le "Traité de décomposition". Il veut faire oublier son passé de fasciste : faire profil bas et ne plus se mêler des affaires roumaines. La prudence semble d'abord payer et Cioran s'identifie même au malheur des juifs (« leur drame est le mien.») Patatras… Maurice Bardèche réédite en 1969 dans "Les Fascismes inconnus" un essai de Codreanu de 1940 dont Cioran avait écrit la préface. Sentant le poids de ses crimes, il veut empêcher la réédition de "la Transfiguration de la Roumanie". En 1990 encore il en expurge la réédition roumaine privée du 5è chapitre, le plus antisémite. Autre menace : le roumain Lucien Goldmann qui s'est établi à Paris en 1945 connaît bien le passé fasciste de Cioran et ce qu'il a publié en Roumanie : Cioran voit en lui son pire ennemi. Mais Goldmann meurt en 1970. De même, Paul Celan qui est son traducteur vers l'allemand découvre en 1967 le véritable passé fasciste de Cioran : c'est la rupture. Mais Celan reste discret puis se suicide.

Ionesco apprend qu'on le rappelle à Bucarest. Ayant publié un article très antinationaliste dans un journal roumain, il est accusé de diffamation par le Ministère de la Guerre. Le 31 mai 1946 il  est condamné par contumace à onze ans de prison pour offense à l'armée et offense à la nation. L'extradition est probable. Il lui faut rester en France alors qu'il s'attendait, de la part de la gauche roumaine désormais au pouvoir, à un traitement qui lui soit plus favorable, lui l'antifasciste des années trente. Vivre en France le conduit à se rapprocher des principaux exilés roumains au nom de l'anticommunisme. Et puis la notoriété vient : en 1949, "la Cantatrice chauve" est créée aux théâtre des Noctambules.

Eliade s'inquiète de l'arrivée des communistes au pouvoir en Roumanie « il n'est pas exclu que mon œuvre tout entière soit mise à l'index » pense-t-il alors. Dans le gouvernement provisoire il redoute principalement Anna Pauker parce qu'elle est également  juive. Eliade est ulcéré par l'ingratitude de son pays. Il organise à Paris l'Union des Roumains en exil. Si cette union est boudée par Paul Celan, Lucien Goldmann et Isac Chiva, elle agrée à Cioran, à C.V. Gheorghiu et à d'autres nostalgiques de la Garde de fer. Comme Cioran, Eliade craint d'être démasqué : il lui faut dissiper les soupçons, conquérir de nouveaux réseaux — c'est la tactique du "cheval de Troie" — il n'y a de place ni pour des remords ni pour un examen de conscience. Heureusement, Georges Bataille lui ouvre les portes de la revue "Critique" et Lucien Febvre celles des "Annales" (1948). Il est invité à donner des conférences à l'EPHE et peut écrire à ses parents : « encore quelques années et je deviendrai mondialement célèbre.» Il refuse de prendre la nationalité française par orgueil malgré la menace d'extradition. En 1947 il est repoussé par le CNRS, non pas à cause de pressions de l'ambassade roumaine comme il le croit, mais par la démarche auprès du CNRS d'un certain Marinescu, proche de Nicolae Iorga que la Garde de fer avait assassiné en novembre 1940. Habilement, Eliade se fait des relations parmi les intellectuels juifs ; en 1950 il a rencontré Gershom Scholem et Carl Jung. Jean Wahl l'invite à la Sorbonne pour des conférences sur les mythes ; l'année suivante il obtient une bourse d'études aux Etats-Unis. L'année 1957 est celle de l'installation dans la chaire d'histoire des religions à Chicago. Pour se protéger, en plus du mur de l'exil, il ajoute des mensonges dans sa biographie de 1955 "La Forêt interdite". Il s'érige en victimes des vainqueurs (juifs) et rabaisse l'importance de la Shoah en la comparant aux sacrifices humains des Aztèques. Les universitaires qui sont en contact avec Eliade ignorent évidemment son passé fasciste, ses liens avec la Garde de fer dont fait même partie son médecin qui l'accompagne vingt ans durant aux Etats-Unis.

L'annulation du voyage prévu à Jérusalem en 1973 est révélatrice à la fois de l'ignorance des universitaires sur le passé d'Eliade, et du tournant qui s'opère vers plus de transparence. On avait révélé tout un pan du passé fasciste d'Eliade dans une revue locale suite à quoi Gershom Scholem est critiqué pour avoir contribué à un volume d'hommage à Eliade en 1969. Il ne savait pas qu'Eliade avait été un leader antisémite. Dans l'affaire, Eliade risque sa notoriété internationale, voire son poste à Chicago. Aussi ment-il à Scholem. Confiant que tout est bien enfermé  à la Bibliothèque de l'Académie des sciences à Bucarest et par la bureaucratie communiste. Ouf ! Scholem connaît mal l'histoire roumaine des années 30.

 Après la mort d'Eliade, les choses se précipitent. Son disciple et successeur Ioan Petru Culianu est assassiné d'une balle dans la tête dans les toilettes du campus de l'Université de Chicago le 21 mai 1991; le FBI enquête. Doit-on retenir la piste de la Securitate ? Il s'agirait plutôt, selon l'historienne, des anciens légionnaires car Culianu était devenu conscient des crimes de la Garde de Fer. Il envisageait une anthologie des articles d'Eliade parus en Roumanie dans les années 1930 et projetait d'épouser une juive et même de se convertir au judaïsme : pour eux c'était un traître et une menace...

Le romancier Saül Bellow a pris la parole aux obsèques d'Eliade en 1986. En 2000, il publie "Ravelstein", roman à clés sur l'homosexualité et son ami Allan Bloom ; or l'un des principaux personnages n'est autre que Mircea Eliade caché sous le nom de Pr Radu Grielescu. Allan Bloom y explique à Bellow : « il était un fasciste et il a besoin de le faire oublier ici…» Bellow n'en croit rien.

• En s'ouvrant après 1989 les archives roumaines ont donc permis des découvertes retentissantes sur la sortie de guerre et la sortie du fascisme alors que la chute de Ceausescu aurait dû conduire aux yeux de certains uniquement à y voir plus clair sur les rapports de nombreux intellectuels avec les dictatures communistes. Chaque chose en son temps… Il est dommage que cet ouvrage remarquable soit actuellement indisponible.

 

Alexandra LAIGNEL-LAVASTINECioran, Eliade, Ionesco. L'oubli du fascisme

PUF, 2002, 552 pages.

 

 

 

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