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Vous avez bien lu : il ne s'agit pas de crimes contre l'humanité malgré les histoires de génocides qui précèdent ou qui suivront ! Mais bien des humanités au sens des lettres et des arts d'une culture d'avant le colza transgénique. Plus précisément il s'agit des aventures d'une pauvre et déglinguée université des lettres et sciences humaines du cœur de la France, et de quelques uns de ses enseignants et étudiants. Un petit monde à la manière d'un David Lodge en version béret basque et baguette de tradition.

 

Pierre Christin a donc peint une réjouissante galerie de portraits et imaginé une histoire tordue où scintillent de grands noms de la peinture, les uns biens réels, les autres imaginaires. L'arrivée d'un mystérieux mail intitulé "Jedem das Seine", cause dans l'instant la mort par infarctus du professeur Léon Kreismann, spécialiste d'histoire de l'art et particulièrement des vanités. On ne lui connaît pas de famille. Qui va hériter des tableaux précieux et des livres rares que surveille une étrange Roumaine ? Qui va s'emparer de ce trésor très convoité ? Le président de l'université qui jette partout ses citations latines et qui rêve de redorer le blason de sa fac, les deux hauts-fonctionnaires bronzés de l'Éducation nationale et de la Culture qui intriguent pour un luxueux projet parisien, ou le milliardaire texan qui convoite tout l'art du vieux continent pour son musée flambant neuf ?

 

 

  Un demi-ater dénommé Simon et son ami Étienne vont chercher à y voir plus clair, d'autant que les mails se multiplient ! Sur les bas côtés de l'histoire, l'auteur nous ménage des haltes comiques pour épater la galerie avec sa connaissance de la corporation enseignante et du monde universitaire.

Pierre Christin

"Petits crimes contre les humanités"
Métailié, Suites, n°124, 2006, 247 pages.



Tag(s) : #LITTERATURE FRANÇAISE