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Publiées en 1845, ces mémoires figurent parmi les plus célèbres récits d'esclaves. L'auteur est né en 1818 sur une plantation du Maryland, sous le nom de Frederick Ausgustus Washington Bailey. À l'âge de vingt ans il s'enfuit en Nouvelle-Angleterre, où il prit le nom de Douglass pour brouiller les pistes car son ancien propriétaire cherchait à le reprendre : il dut s'exiler à Londres et ses amis l'aidèrent à racheter sa liberté. Très vite il devint un brillant orateur abolitionniste et il édita des journaux à cette fin. Il fit après 1845 une carrière d'homme politique à Washington D.C. et fut ambassadeur à Haïti.
 

 Dans ces mémoires, l'auteur décrit la dure vie des esclaves dans les plantations du Maryland et chez des particuliers à Baltimore. Séparé de sa mère à l'âge d'un an, il connut cependant plusieurs membres de sa famille. Il donne assez peu de détails sur les plantations où il vécut, près de la Baie de Chesapeake, mais beaucoup plus sur les punitions sévères et inhumaines infligées par les fouets des esclavagistes. Le sadisme de certains maîtres fit partie du quotidien des filles esclaves, et lui-même subit certaines cruautés notamment lors qu'il fut loué à un "briseur de nègres" appelé Edward Covey. Il dénonce vigoureusement l'acceptation de l'esclavage par plusieurs pasteurs méthodistes. À la mort d'un certain planteur, le partage des biens —bestiaux et nègres réunis— l'amena à Baltimore où il travailla sur des chantiers navals comme calfat avant de s'enfuir. À Baltimore il avait rencontré des Noirs libres, comme Anna Murray qui le rejoignit à New York et devint sa femme. L'auteur ne décrit pas les détails de son évasion pour protéger ceux qui l'avaient aidé.

• Frederick Douglass. Mémoires d'un esclave. Traduit de l'anglais par N.Baillargeon et C. Santere. Lux Éditeur, Montréal, 2007, 204 pages.

=> Utile chronologie en annexe.

 
Tag(s) : #TRAITE, #ESCLAVAGE & COLONISATION