Dimanche 16 mars 2008
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Elles s'appellent Anna, Zsoka, Lydia, Carola, Lisa, Lea, Eva, Julia. Et puis quelquefois leur prénom
ne se termine pas par la lettre A. Et même, ça ou là, pas de prénom du tout. Mais ça ne fait
rien.
"L'été le plus chaud" est la nouvelle qui donne son titre au recueil. Il y a aussi un texte qui s'appelle "L'ère glaciaire" et qui est peut-être le plus élaboré : dans une maison au Canada en
plein hiver : Carola est venue voir son amie Becky mariée à un rustre nommé Christopher, il y a de la glace sur les vitres : mais pas seulement.
Il y a des histoires qu'on dit "pudiques" ou "poignantes" parce que l'auteur essaie en peu de mots, c'est-à-dire selon une
technique minimaliste, de suggérer quelque chose d'intime, en coupant le récit au présent de ses racines dans le passé. Si on a de la bonne volonté
on ira jusqu'à dire que ça rappelle tel ou tel texte de Nathalie Sarraute. Sinon, ça vous tombe des mains.
Résultat on ne s'intéresse à rien ou presque dans ces douze nouvelles qu'on oublie pour la plupart aussitôt lues.
Zsuzsa Bank
L'été le plus chaud
Traduit de l'allemand par Olivier Mannoni
Christian Bourgois, 2007, 186 pages
Par Rousseau
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Publié dans : LITTERATURE ALLEMANDE
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