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Après des années de guerres civiles, le Tchad tente de retrouver la paix : une commission de réconciliation a incité le gouvernement à proclamer l'amnistie pour les crimes passés. Ceci ne satisfait pas le grand-père d'Atim, seize ans, orphelin de guerre. Il confie un revolver à son petit-fils et lui donne mission de faire vengeance. Nassara, l'assassin de son père est boulanger à N'Djaména. Il s'y rend.


Daratt-1.jpg
Pour Atim, cette victime à lui désignée montre certaines fragilités : Nassara ne s'exprime plus qu'à travers un micro depuis une tentative d'assassinat. Il avoue des faiblesses physiques. Il veut aussi convaincre Atim d'aller à la mosquée.
 
Daratt-4.jpgScène proche de la fin du film
 
La vengeance du grand-père sera-t-elle effectivement réalisée ? Le scénario est moins simpliste qu'il n'y paraît d'abord. La fin du film n'est pas une pirouette, mais une solution qui ménage l'objectif de vengeance du grand-père, la fierté de Atim, et même la vie du boulanger qui voulait faire de Atim son successeur.

Ce film, aux dialogues assez rares mais aux paroles pesées, captive en évitant de tomber dans la multiplication des détails insignifiants. Au milieu du film, belle séquence de jazz chanté.


"DARATT" (Saison sèche)
Film de Mahamat-Saleh Haroun

Tchad, 2006, 131 min.
Disponible en DVD

 
Tag(s) : #AU CINEMA