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La Mère Porteuse (Sibaji) le film-culte d' Im Kwon-taek avait été projeté au Festival des 3 Continents dès sa sortie (1986 - 95 min). Vingt ans après, Kang Soo-yeon, l'actrice de la "Mère porteuse", était présente le 27 novembre 2006 à Nantes, pour recevoir son prix d'interprétation…


      

Le film nous conduit dans l'aristocratie coréenne du dix-huitième siècle, sous la dynastie Yi. Le noble Shin Sang-kyu et son épouse, Yoon, ne peuvant pas avoir d'enfant, décident d'engager Soon-ok comme "mère porteuse" (sibaji) pour assurer une descendance et le culte des ancêtres. Quand la nuit de leur première rencontre est choisie, Sang-kyu essaye de se révolter, mais Yoon, craignant d'être répudiée, arrive à le convaincre. Son oncle aussi intervient :

 
Sang-kyu persuadé par son oncle de recourir à une sibaji

Soon-ok c'est-à-dire Ok-nyo est très belle. Pour Sang-kyu, c'est le coup de foudre. Son amour grandit tandis que Yoon devient jalouse. Ok-nyo est enceinte, à la satisfaction de toute la famille. À son tour, elle devient amoureuse de Sang-kyu au point d'oublier son rôle de "mère porteuse". Elle donne naissance à un garçon que Yoon s'approprie immédiatement. La famille est au comble de la joie.
 
Kang Sue-yeon dans le rôle de Ok-nyo

Ok-nyo est enjointe de partir sur le champ sans même voir son enfant. Effondrée, Ok-nyo se suicide : la pendaison, tête hors-champ, est la scène finale.

Par les décors et les costumes, on retrouve en quelque sorte l'atmosphère du film "Ivre de femmes et de peinture" (2002). Le film brille aussi par sa musique, impressionnante, par la puissance des personnages, par la beauté de Kang Soo-yeon. Parmi les scènes les plus remarquables, il y a celle de l'accouchement, terrible, et celle de la fête du culte des morts, envoûtante. D'une manière générale c'est la découverte des usages, raffinés et brutaux à la fois, d'une civilisation trop peu connue en France.
Tag(s) : #AU CINEMA, #COREE DU SUD