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Fireworks wednesday — Tel est le titre sous lequel ce film a été diffusé en novembre 2006 au festival des Trois Continents à Nantes. — est distribué sous le titre "La fête du feu" en 2008.

Téhéran, la veille du Nouvel An. La passion des jeunes pour les explosions de pétards au moment de la fête du feu — "Charshanbeh-suri" — va rythmer le film d'Asghar Farhadi (2006 - 104 min). Le sujet est la crise permanente d'un couple, qui doit partir en vacance à Dubai, en suivant le point de vue de la bonne recrutée ce jour-là, Ruhi. La jeune fille doit se marier dans quelques jours et son fiancé la conduit en moto à l'agence au début de la journée ; il l'attend le soir. Tout se déroule donc à l'intérieur de cette journée d'une manière assez trépidante qui est une force du film. Mojdeh : une femme très jalouse et irritable ; Morteza, un mari qui dépasse les 35 heures ; Simin, en femme fatale, à la fois voisine, maîtresse et coiffeuse : le ménage à trois n'est pas un sujet nouveau, et n'a rien de spécifiquement iranien.
 
Le style du réalisateur et les détails du scénario créent un intérêt fort pour ces personnages. Le tchador de Rihi joue un rôle dans le film, du début à la fin, contribuant à faire la différence : dès le premier plan il cause la chute du couple, plus tard Mojdeh s'en emparera pour aller espionner son mari; à la fin Ruhi ne l'aura pas encore récupéré et son fiancé n'en sera pas spécialement fâché.

 

 « Un Iran aux antipodes des clichés occidentaux»  (Télérama du 2/1/2008.)
 

 

Tag(s) : #AU CINEMA, #IRAN