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COMPAGNE DE VOYAGE

de Peter DEL MONTE (1996, 104 min) met en scène deux personnages principaux, Cosimo, le professeur de philologie retraité, joué par Michel Piccoli, et la jeune Cora, jouée par Asia Argento, embauchée par Ada, la fille du professeur, pour le suivre afin qu'elle puisse, elle Ada, ou son mari, aller le récupérer là où il s'échoue.

 


Les Américains ont inventé le «road movie» : ici, il s'agit d'une invention italienne, c'est  en quelque sorte le… «rail road movie». Le professeur, en effet, au lieu de prendre l'autobus, prend le train à la gare centrale de Rome pour atteindre différentes destinations où il ne connaît en fait personne. Est-ce à cause d'Alzheimer, sans doute, mais pas seulement. C'est aussi une quête de soi, une quête sans fin, qui finit par déstabiliser Cora. Elle se perd et le perd. Plus particulièrement quand, au Salon du Meuble, il trouve commode de s'installer…

Il y a une «happy end» : les deux voyageurs se retrouvent finalement sur le quai d'une gare.


       


Comme les trains n'arrivent plus à l'heure, quand Ada parvient à la Gare centrale pour récupérer son père, elle tombe sur son mari en compagnie de la jeune blonde slave qu'on avait croisée à un arrêt de bus au début du film. Consternation, d'autant qu'Ada gère difficilement une grossesse tardive.
 

Mais auparavant aussi, comme Cora passe son temps à filer le vieux professeur, elle perd le contact avec sa famille, avec ses petits amis, s'aventure en vain avec le vendeur de la foire du meuble, rencontre une ouvrière, se jette dans la rivière, etc.
 

Ce film d'atmosphère n'est peut-être pas totalement réussi. C'est quelque part obligatoire dans ce type d'histoire («road movie», quête sans fin), que le spectateur peut juger de manière très subjective. Quand même un film tout à fait intéressant.






 

 

 
Tag(s) : #AU CINEMA, #ITALIE