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LIBERO  est le premier long-métrage de Kim ROSSI STUART (2006, 108 min, titre original : "Anche libero va bene"). Renato (Kim Rossi Stuart) est le père de Viola, une adolescente plutôt sympathique, et de Tommi (Alessandro Morace), un garçon introverti, timide, qui aime le football plus que la piscine. À la fin du film, le père accepte qu'il s'inscrive dans un club de football et vise le poste de "libero" (arrière central) d'où le titre. Mais "libero" c'est aussi "libre" : Renato a rompu violemment avec ses employeurs (photo) et il s'est met à son compte comme photographe-cameraman quitte à "claquer la porte" sur le seul lieu de tournage qu'on nous montre. Renato est un adulte qui veut bien faire mais est impulsif et colérique : qui veut faire l'ange fait la bête. Mais tant que la mère est absente, le trio tourne à peu près.
Un chèque pour solde de tout compte

 

Un jour, Stefania (Barbara Bobulova) revient de ses aventures extra-conjugales — sur lesquelles nous ne saurons rien. Les retrouvailles sont dramatiques vu la violence des propos tenus par le père devant ses enfants. La famille qui se reconstitue tant bien que mal alors est un équilibre fragile et Tommi a d'emblée compris que sa mère repartirait. Les relations père-fils sont alors très tendues. Mais à la fin c'est Tommi qui fait l'effort d'aller vers son père déstabilisé autant par ses déboires professionnels que conjugaux, quitte à se priver des vacances à la neige avec la famille de son copain. Le réalisateur s'est moins intéressé aux relations père-fille et encore moins à la relation mère-fille. On voit Tommi au collège, pas Viola au lycée.
Stefania vient chercher son fils au collège pour l'emmener au parc de loisirs
 
Encore un film italien qui exploite le thème à la mode de la famille, et —cela me gêne un peu— où la femme est accusée, comme dans "RESPIRO" (d'E.Crialese), mais cette fois-ci dans le cadre de la société romaine, individualiste et urbaine, et non plus dans la communauté des pêcheurs de Lampedusa. Dans les deux cas le mari dit que sa femme est malade dans sa tête. Mais Renato s'est -il bien regardé dans la glace ?

• Pour reprendre une formule d'un journaliste de la RAi, voilà sous nos yeux "les petits enfers domestiques".
LIBERO. Film de Kim ROSSI STUART
(2006, 108 min, titre original : "Anche libero va bene").

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #AU CINEMA, #ITALIE