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Les premières pages de ce petit recueil présentent l’auteur, Aïssen Doïdou, écrivain reconnu, puis le contexte culturel de deux nouvelles. Ainsi le lecteur dispose de quelques éclairages pour aborder la culture yakoute.

Dans « L’arbre de vie » nouvelle éponyme, un vieux chasseur, Bahylaï Dollonov empêche que l’on abatte Aal Louk Mas, le mélèze sacré, pour construire une route à travers la taïga ; vieux chasseur lui aussi, Okhonoon, s’échappe de l’hôpital pour rejoindre son chien Koutsouk et sa cabane sous « les Sapins enneigés ».

L’auteur célèbre la forêt boréale où les animaux, les arbres ont une âme, où le mélèze, incarnation de la Terre Mère, est «  le centre de la création ». La nature offre à l’homme liberté, chaleur, paix intérieure en harmonie avec l’énergie cosmique.

À l’inverse, la vie citadine froide, inhumaine, engendre stress et conflits : elle détourne l’homme de ses origines au point de couper les sapins pour Noël.

Mais le pont entre ces deux univers c’est le lien du sang. A. Doïdou sait le rendre sensible entre grands-pères, fils et petits enfants, sans jamais donner dans l’excès mélodramatique.

L’auteur sait maintenir ses récits en tension et son lecteur attentif, d’autant mieux que des notes infrapaginales explicitent les termes en langue yakoute.

Ces deux nouvelles sensibiliseront d’autant plus un adolescent aux relations humaines et à la nature qu’il sera dépaysé par les coutumes et les croyances de cette république de Russie.

Aïssen Douïdou. L'Arbre de vie. Traduit du yakoute par Emilie Maj. Boréalia, 2016, 47 pages.

 

Tag(s) : #LITTERATURE JEUNESSE, #YAKOUTIE, #LITTERATURE RUSSE