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Allemagne, 1945. Un bidasse vite promu répond à un surnom de pirate de BD : Capitaine Kidd. Jerome Charyn imagine une rapide histoire de faux-vrai héros, secrétaire du général Patton dit “Frelon Vert” à qui on interdit de prendre Berlin avant l'armée russe. Bien que rejeton de super-riches, Roland Kahn aidé de soldats Noirs américains détourne des marchandises comme prises de guerre et abreuve Patton de cognac et son chien Willie de beignets. Suite à un fait d'armes pas très net, le voici obligé de rentrer d'urgence en Amérique. Sans Red — la rouquine de l'intendance.

C'est l'immédiat après-guerre. Roland, devenu homme d'affaires prospère, épouse sur ordre une riche héritière qui lui donne un fils, Jonathan. La famille Kahn gère un grand magasin new-yorkais, Karp & Co, et siège dans divers conseils d'administration. Le héros de la guerre contre les nazis augmente le chiffre d'affaires avec un immense rayon soldes au sous-sol d'un premier puis d'un second établissement. Bientôt Capitaine Kidd retrouve tous ses anciens potes qui trempent dans divers trafics. Parmi eux Booker Bell a adopté le jeune garçon qui a sauvé la vie de Capitaine Kidd lors d'une opération risquée. Tous ces jeunes vétérans sont basés à Harlem, où Capitaine Kidd va retrouver secrètement Red et l'emmener danser au rythme d'un saxophone, accompagné du brave chien Willie qui a survécu à son maître. — J'allais oublier... Il y aussi un kidnapping, quelques coups de feu et plusieurs victimes. Voilà : le tout est très enlevé, on n'y croit pas une seconde, mais c'est juste plaisant à lire. Reste une question : l'auteur est-il capable de fictions qui ne soient pas totalement superficielles ?

• Jerome Charyn – Capitaine Kidd. Traduit par Marc Chénetier. Fayard, 1998, 143 pages.

 

Tag(s) : #LITTERATURE ETATS-UNIS